L’avantage fiscal du service à la personne crée de l’emploi
Mercredi 7 octobre 2026, un amendement au projet de loi de finances pour 2027 a été déposé en commission des finances de l’Assemblée nationale. Il vise à abaisser de 50 % à 40 % le taux du crédit d’impôt pour certains services à la personne. Bien que cet amendement mette en avant des économies budgétaires, il pourrait, en réalité, fragiliser considérablement l’emploi au sein des entreprises de services à la personne. Il risque notamment d’accentuer la précarité et de favoriser le travail dissimulé. Aujourd’hui, Auxiléo Services réaffirme son attachement à la qualité de l’emploi à domicile, reposant sur la formation, la stabilité des contrats et le statut de salarié, qui offre un cadre de travail sécurisant.
L’amendement au projet de loi de finances
Actuellement, lorsqu’un particulier bénéficie de services à domicile, entre autres via une structure de services à la personne, le service de l’Urssaf met à sa disposition un crédit d’impôt de 50 %. Conçu pour stimuler l’emploi déclaré en réduisant de moitié le coût réel pour les particuliers, cet avantage fiscal lève vraiment un frein de trésorerie pour les particuliers. De plus, il favorise la pérennité de l’emploi et la récurrence des heures travaillées.
Or, le nouvel amendement souhaite diminuer cette aide de 10 % pour les services suivants :
- l’entretien de la maison ;
- le ménage ;
- le repassage ;
- le soutien scolaire ;
- le jardinage.
Ne sont pas concernés par ce projet de loi de finances les services à la personne qui relèvent de la garde d’enfants, de l’assistance aux personnes âgées, aux personnes dépendantes et aux personnes en situation de handicap.
Une sécurité de l’emploi du service à la personne menacée
La nouvelle proposition de diminution des avantages fiscaux menace la sécurité de l’emploi de nos intervenants à domicile :
- risque de travail dissimulé. Or, un salarié non déclaré perd immédiatement sa couverture sociale en cas d’accident du travail, ainsi que ses droits au chômage et sa cotisation pour la retraite.
- précarisation des contrats concernant les activités à domicile visées par le projet de loi : baisse du volume d’heures, diminution du temps partiel.
- manque de formation des intervenants, susceptible de compromettre la qualité des prestations réalisées auprès des particuliers.
Actuellement, en France, 4 000 000 de bénéficiaires et 1 200 000 emplois sont concernés par cet avantage fiscal. Si celui-ci est réduit à 40 %, la perte est estimée à 800 000 bénéficiaires. Il s’agit principalement des classes moyennes et modestes dont l’accès a été facilité par l’avance immédiate du crédit d’impôt. La mesure entraînerait également la suppression de 240 000 emplois dans un secteur très majoritairement féminin, dont les activités ne sont pas délocalisables.
Auxiléo Services entend préserver un cadre de travail sécurisant en garantissant à ses équipes un emploi durable grâce au statut de salarié. C’est l’assurance :
- de bénéficier de conditions de travail optimales ;
- de garantir une prestation de qualité grâce à des intervenants formés et accompagnés dans leur travail ;
- d’être intégré au sein d’une équipe ;
- de développer ses compétences grâce aux formations proposées ;
- de profiter des avantages liés au statut de salarié (mutuelle, congés payés, arrêts maladie, etc.).
Un emploi sécurisé garantit à nos bénéficiaires des interventions toujours aussi qualifiées et sur mesure.